Debut juin, nos milles premiers kilometres en bicyclette nous ont conduits a la frontiere peruvienne.
Apres quelques jours, en plein desert, on tombe sur un poste et une voiture de police brules( ou on pouvait quand meme encore lire « Dios, Patria, Ley ». L’histoire, on la connaissait deja puisqu’elle a fait la une de tout les medias peruviens:
Une semaine avant, le president alan Garcia Marquez avait officialise sa decision d’autoriser l’acces au ressources petrolieres de la selva (la jungle) aux investisseurs prives.
Les natifs de la zone, qui se sont sentis leses devant ce manque de concertation, on organises des blocages de la principale route d’acces a la selva. Bloquages qui ont vite degeneres en emeutes d’une rare violence (http://www.youtube.com/watch?v=gXw8LMWH9-A&feature=related http://www.youtube.com/watch?v=RU0ehIhBnhQ&feature=fvsrles liens you tube, a voir absolument, ca donne a penser sur la conception de la democratie version peruvienne)
Apres deux jours de bloquage, il y a un total d’une quarantaine de morts, neufs policiers et trente et un natifs .
Une quinzaine de jours plus tard, vu l’ampleur de la contestation le gouvernement est revenu sur sa desicion.
Puis est apparu le virus ah1n1… faut bien remplir les unes des journaux a sensation qui pulullent au Perou.
On a continue vers Chachapoyas, une ville du meme nom qu’ une civilisation pre¬ incaique, les chachapoyos , le peuple des nuages. La region regorge de lieux datant de -1200 avant JC jusqu’a 800 ap JC. Et notamment un des plus manifiques mais pas tres touristique, Kuelap.
Malgre les fouilles en cours sur le lieux, il peut se visiter. Ce sont les archeologues qui les proposent afin de s’auto-financer.
Ca nous a permit d’approcher un peu leur cosmologie. Les chachapoyos etaient un peuple de tradition chamanique. les archeologues ont retrouves recemment des ossements de leurs quatres animaux totems dans un curieux edifice ( un cone qui s’ouvre vers le ciel ).
Le site est aussi riche de plein de signes (pierres sculptees, formes des maisons….) qui rappellent les astres (soleil, eclipses de lune)
On avait le choix entre monter dans la cordilliere ou descendre dans la selva , on a choisi la seconde option. Avec l’envie d’approcher un peu plus l’Amazonie et de rencontrer des gens qui travaillent avec les plantes.
Notre critere principal, suivant les conseils des voyageurs rencontres depuis notre depart de France et suivant notre propre experience etait ( est et sauf exeption restera ) d’eviter les lieux touristiques. Pour ne pas payer en un jour le salaire mensuel minimum d’un peruvien .
Lever de soleil sur l’ Amazonie
Le hasard des rencontres nous a conduit a Sachawawa, une association a but non lucratif qui agit pour la sauvegarde de la faune et de la flore ( 57 ha. de resrve) avec un projet d’ecole alternative pour les enfants defavorises de Tarapoto et de ses environs. Ce projet est a l’origine de Christine, une francaise installee au Perou et aujourd’hui associee a Teisser, un peruvien natif de la selva qui a appri la medecine traditionelle avec son grand pere. Ils proposent aussi des dietes de plantes.
Plante medecine pour soigner la colonne vertebrale
Une diete se passe sur six jours isole dans la foret (traditionellement c’est neufs jours pour les gens habitues a l’isolement) en mangeant tres peu et en prenant une decoction de plante chaque jour.
Cecile a diete une plante pour developper la creativite ( vous allez voir les consequences) et moi pour me soigner le dos.
On est ressortis de cette experience reposes et enrichit d’une nouvelle approche de la medecine. Cecile a change de nom a cette occasion, elle s’appelle Mana maintenant
Mais deja l’envie de voir les paysages defiler nous a reprit.
J’ai de mon cote repris mon velo plein sud par la haute selva, puis la traversee de la cordillere par Huaraz avant de redescendre sur la cote.
Sommet enneige a 5000 m. d’alt, cordilliera blanca
Au sommet d’un col a 4700 m. d’alt apres 5 h de montee
Une tres belle experience ou j’ai pu me rendre compte de la generosite du Perou recule. Comprendre aussi que le sentier lumineux n’appartient pas seulement au passe du pays mais que ces descendants protegent encore activement leurs plantations de coca. Il m’en a coute le prix d’un impot revolutionnaire, soit un euro.
Mana est partie directement sur la cote, a Trujillo dans la casa ciclista de la amistad de Lucho. Un lieu associatif incontournable de tous les cyclotouristes d’Amerique latine.
Elle y a rencontre un cameraman de motive par sa nouvelle marionette inspiree d’un des cyclotouristes les plus connus du milieu, Heinz Stuke.
Mana et Miguel, le cameraman dans les locaux de tv peru
Du coup, je l’ai retrouvee a Trujillo en plein tournage d’un court metrage ( qui va bientot etre sur you tube) .
Dans tout ca, on trouve encore un peu de temps pour developper notre nouvelle vocation: le clown. On a commence en se deguisant pour vendre des tours touristiques pour une agence. En voyant les gens plus interesses par nos pitreries que par les prospectus, on les a vite oublies, dit adieu a l’agence et voila….
Rencontre de clowns
A l’heure de reprendre la route ( il ne nous reste plus que trois semaines legales au Perou) on se dirige plein sud vers la Bolivie…










































