A depasser les bornes, on franchit des frontieres…

10 août 2009

    Debut juin, nos milles premiers kilometres en bicyclette nous ont conduits a la frontiere peruvienne.

   Apres quelques jours, en plein desert, on tombe sur un poste et une voiture de police  brules( ou on pouvait quand meme encore lire « Dios, Patria, Ley ». L’histoire, on la connaissait deja puisqu’elle a fait la une de tout les medias peruviens:

Une semaine avant, le president alan Garcia Marquez avait officialise sa decision d’autoriser l’acces au ressources petrolieres de la selva (la jungle) aux investisseurs prives.

Les natifs de la zone, qui se sont sentis leses devant ce manque de concertation, on organises des blocages de la principale route d’acces a la selva.  Bloquages qui ont vite degeneres en emeutes d’une rare violence (http://www.youtube.com/watch?v=gXw8LMWH9-A&feature=related        http://www.youtube.com/watch?v=RU0ehIhBnhQ&feature=fvsrles liens you tube, a voir absolument, ca donne a penser sur la conception de la democratie version peruvienne)

Apres deux jours de bloquage, il y a un total d’une quarantaine de morts, neufs policiers et trente et un natifs .

  Une quinzaine de jours plus tard, vu l’ampleur de la contestation le gouvernement est revenu sur sa desicion.

Puis est apparu le virus  ah1n1… faut bien remplir les unes des journaux a sensation qui pulullent au Perou.

 

On a continue vers Chachapoyas, une ville du meme nom qu’ une civilisation pre¬ incaique, les chachapoyos , le peuple des nuages. La region regorge de lieux datant de -1200 avant JC jusqu’a 800 ap JC. Et notamment un des plus manifiques mais pas tres touristique, Kuelap.

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Malgre les fouilles en cours sur le lieux, il peut se visiter. Ce sont les archeologues qui les proposent afin de s’auto-financer. 

Ca nous a permit d’approcher un peu leur cosmologie. Les chachapoyos etaient un peuple de tradition chamanique. les archeologues ont retrouves recemment des ossements de leurs quatres animaux totems dans un curieux edifice ( un cone qui s’ouvre vers le ciel ).

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 Le site est aussi riche de plein de signes (pierres sculptees,  formes des maisons….) qui rappellent les astres (soleil, eclipses de lune)

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On avait le choix entre monter dans la cordilliere ou descendre dans la selva , on a choisi la seconde option. Avec l’envie d’approcher un peu plus l’Amazonie et de rencontrer des gens qui travaillent avec les plantes.

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 Notre critere principal, suivant les conseils des voyageurs rencontres depuis notre depart de France et suivant notre propre experience etait ( est et sauf exeption restera ) d’eviter les lieux touristiques. Pour ne pas payer en un jour le salaire mensuel minimum d’un peruvien .

                      Lever de soleil sur l’ Amazonie

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Le hasard des rencontres nous a conduit a Sachawawa, une association a but non lucratif  qui agit pour la sauvegarde de la faune et de la flore ( 57 ha. de resrve) avec un projet d’ecole alternative pour les enfants defavorises de Tarapoto et de ses environs. Ce projet est a l’origine de Christine, une francaise installee au Perou et aujourd’hui associee a Teisser, un peruvien natif de la selva qui a appri la medecine traditionelle avec son grand pere. Ils proposent aussi des dietes de plantes.

Plante medecine pour soigner la colonne vertebrale

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Une diete se passe sur six jours isole dans la foret (traditionellement c’est neufs jours pour les gens habitues a l’isolement) en mangeant tres peu et en prenant une decoction de plante chaque jour.

Cecile a diete une plante pour developper la creativite ( vous allez voir les consequences) et moi pour me soigner le dos.

On est ressortis de cette experience reposes et enrichit d’une nouvelle approche de la medecine. Cecile a change de nom a cette occasion, elle s’appelle Mana maintenant

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Mais deja l’envie de voir les paysages defiler nous a reprit.

J’ai de mon cote repris mon velo plein sud par la haute selva, puis la traversee de la cordillere par Huaraz avant de redescendre sur la cote.

        Sommet enneige a 5000 m. d’alt, cordilliera blanca

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Au sommet d’un col a 4700 m. d’alt apres 5 h de montee

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Une tres belle experience ou j’ai pu me rendre compte de la generosite du Perou recule. Comprendre aussi que le sentier lumineux n’appartient pas seulement au passe du pays mais que ces descendants protegent encore activement leurs plantations de coca. Il m’en a coute le prix d’un impot revolutionnaire, soit un euro.

Mana est partie directement sur la cote, a Trujillo dans la casa ciclista de la amistad de Lucho. Un lieu associatif incontournable de tous les cyclotouristes d’Amerique latine.

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Elle y a rencontre un cameraman de motive par sa nouvelle marionette inspiree d’un des cyclotouristes les plus connus du milieu, Heinz Stuke. 

Mana et  Miguel, le cameraman dans les locaux de tv peru

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Du coup, je l’ai retrouvee a Trujillo en plein tournage d’un court metrage ( qui va bientot etre sur you tube) .

 

   Dans tout ca, on trouve encore un peu de temps pour developper notre nouvelle vocation: le clown. On a commence en se deguisant pour vendre des tours touristiques pour une agence. En voyant les gens plus interesses par nos pitreries que par les prospectus, on les a vite oublies, dit adieu a l’agence et voila….

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 Rencontre de clowns

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     A l’heure de reprendre la route ( il ne nous reste plus que trois semaines legales au Perou) on se dirige plein sud vers la Bolivie…

L’ Equateur, pays de contrastes…

29 mai 2009

Fin de journee dans la vallee de la joventud.

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Paysage dans la cordilliere au centre du pays…..

p8280354.jpg     Arrives en Equateur depuis deux semaines, on se retrouve deja dans le sud du pays…

c’est qu’avec nos velos nouvellement  aquis, on a eu envie de voyager un peu, depuis le temps.

   Donc apres deux jours a Quito, la capitale, et quelques heures a tenter de vendre nos marionettes ( pas tres fructueux financierement mais c’est un bon moyen de rencontrer des gens)  on est partis a l’est entre l’amazonie et les andes, a environ 1000 metres d’altitude;

  Il fait chaud, il pleut une grande partie de la journee.  C’est par la qu’on a achete nos velos. Par chance c’est plus ou moins un plateau, avec par endroits une vue sur la foret amazonienne qui s’etend devant nous, de la viennent les pluies.

Le climat est tropical, beaucoup d’eau, des rios deja impressionnants vont tous se jeter dans l’amazone plus ou moins directement  .  Mais, si le climat y est, la vegetation, est bien plus pauvre que ce a quoi on pouvait s’attendre: Canne a sucre, beaucoup, des patures pour les betes et quelques arbres, 

    Apres des dizaines dannees d’exploitation, plus de forets primaires par ici. Et dixit un suisse rencontre a Tena, plus vraiment de diversite de faune sauvage non plus. Les indigenes, pour une grande majorite les shuars ( appeles vulgairement Jivaros mais c’est pris comme une insulte et moi j’ai pas envie de me facher avec les descendants des reducteurs de tetes¡)  sont chasseurs, et la population augmente, donc le nombre d’animaux diminue, et meme s’ils on adopte un mode de vie plus occidental, la chasse reste culturelle.

Puis l’exces d’eau nous a pousse a remonter plus dans la cordilliere, vers Cuenca puis Loja, ici beaucoup moins de pluies et plus de froid.

 Panne en velo, on fait du stop et on est embarques par deux hommes  qui travaillent pour l’un des plus grands hommes d’affaire du pays et futur candidat aux presidentielles.  On discute economie. Ils parlent de l’oleoduc qui traverse le pays d’est en ouest ( de l’amazonie au Pacifique, l’actuel president a renationalise une partie de la filiere ( avant propriete de shell)  et aujourd’hui l’argent sert, par exemple aux travaux de la route qu’on emprunte. Mais, disent ils, il est temps que l’Equateur passe a la vitesse superieure, Dans l’economie de marche.

L e pays je sais pas mais lui y etait passe a la vitesse superieure et manque d’ecraser la vache d’un paysan, ce qui les fais bien marrer. On sent du mepris pour ces « ingnorantes » comme ils disent.

Pour l’heure, on est a Vilcabamba, dans une Cuvette ( a 1800 metresd’altitude alors que les montagnes environnantes sont a 2500 metres, les gens l’appelent el valle de la joventud parce que les gens d’ici vivent plus vieux du au climat plus tempere et a l’eau qui parait’il a des vertus curatives.

Premiere crevaison…

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Un echantillon au hasard des plantes curatives en Amerique latine…

30 avril 2009

p7140287.jpgl’ ayahuasca, p7140288.jpget le san pedro

il n y a pas que le travail dans la vie…

27 avril 2009

p7260346.jpgdsc5382.jpgdsc5395.jpgdsc5391.jpgun petit bain de boue,  entre deux sceaux, pour coller les briques de terres pour la construction de la future maison de Pierre et Mariela.

Un petit tour chez Pierre, a villa des Leyva,(deux dernieres semaines d avril 2009)

27 avril 2009

p7260326.jpgp7200310.jpgp7200301.jpgdsc5455.jpgdsc5462.jpgla maison de Pierre en pierre et argile,et brique de terre  et son toit vue de dedans fait de canne de provences, perches d eucalyptus et toit vegetal (paille et barbe ,ce qu on voit en haut a droite sur la photo de gauche)

Tenjo, chez Coca (derniere semaine de mars, premiere d avril)

9 avril 2009

p7050256.jpgp7060261.jpgp7100278.jpgApres avoir fait nos touristes a Bogota on a eu la mal de la campagne, on a trouve une ferme bio  pas loin de bogota qui parait comme un petit coin de paradis, des fleurs par centaines, les casas superbes, en briques rouge, beaucoup me rappellent des maisons anglaises,le lieu s appelle Tierra Verde, et esta muy lindo¡ Bon apres le regard critique de manu a casse un peu la baraque: « pourquoi avoir separe les « camas » de cultures, un coup une planche de 5 metre de poireaux, puis c est les choux, y esta ya, comme ainsi, sur moins d un hectar…Manu chut tais toi on est nourris logee va pas tout foutre en l air, il est confortable le lit…

non ca  n a pas casse l ambiance et de plus les critiques de manu etaient bienvenues por Coca qui est sans cesse a la recherche d optimisation de la huerta et du bien etre de tout le monde. Coca n est pas la drogue, mais je comprends pourquoi elle se fait appeller comme ca, elle est sans cesse entrain de parler, bouger ici, la, le telephone colle a la joue. une femme qui donne beaucoup, me enconta mucho.

on aura travaille dans son jardin une semaine et demi, elle s occupe de tout ce qui est vente et administration, meme si on l entend souvent nous dire: j aimerai travailler au jardin, on ne voit jamais le bout de son nez…. ahhhhhhhhhhhh Coca¡ Ses ventes se font de porte a porte dans les resto Bobo, elle est deux fois par semaine a bogota, on a pu profiter de cette occasion pour voir la ville cette fois avec le regard d une autoctone, muy rico. c est chouette de pouvoir rpofiter de la campagne et de la ville a la fois, et qu est ce que c est bon de revenir despues en el campo.

on a pu rencontrer les campesinos que trabajan en la finca de Coca, il y a tout un systeme de hierarchie, qui me parait un peu inutile pour certain cas, je n ai plus bcp de tps,on a pu discuter on va dire avec une caste plus basse de la population, car il y a six niveaux de vie differents. Coca fait partie du niveau quatre ou cinq, sachant que six c est super riche. elle nous disait que cela ne se faisait pas trop de se melanger avec la main d oeuvre qd tu es patron et je pense que c est pour cela qu elle n ai jamais dans le jardin, en outre qu elle prend s un peu trop son travail de maraichage comme un jardin personnel, et cela necessite bcp de main d oeuvre pour que le jardin paraisse impeccable. bcp de theorie, peut etre un peu trop¡¡¡¡¡¡¡¡¡¡¡

ok j arrete, c est une femme super, elle nous a permis de rencontrer plein de gens differents, un natif, une biodinamiste, des jeunes qui monte leur jardins en bio, les campesinos,et plein d autre encore…

demain justement nous allons a la villa de leyba vers Tunja a trois heures au nord de bogota, lieu magique il parait on verra, en plus nous sommes la semaine sainte¡¡¡ouhhhhh, bueno¡ nous allons chez un francais  marie a une colombienne biodinamiste tout les deux, qui possedent  una Maloca, une maison indigene, il fait aussi du pain, et plein d autre chose, veremos…

a bientot

En colombie

24 mars 2009

pict2144.jpgUne rue de Cartagene,

pict2151.jpgBogota…

p6270235.jpg… ville pas tres fidele a l´image que l´on a d´elle. C´est plutot calme, et le dimanche, ils condamnent la moitié du périph´, un cote pour les coureurs, les cyclistes… et l´autre pour les transports en communs.

 

Martinique, guadeloupe, cartagene

24 mars 2009

pict2113.jpgLe port de commerce de pointe a pitre en guadeloupe

pict2131.jpgle bateau est charge, container et passagers

pict1940.jpg En route pour la colombie

p6180232.jpg…. et trois jours plus tard, cartagene, avec des airs de new york, a la lumiere du petit matin

En quittant la Martinique

24 mars 2009

pict20921.jpgOn laisse  derriere nous une Martinique en plein conflit, et on trouve, comme a la foire fouille, un peu de tout.

Le mouvement uni de base s est divise en plusieurs mouvances, et depuis le week end du 8 mars, due a une contre manif des entrepreneurs et des  » beques »( des anciennes familles de colons qui possedent une bonne partie de l´economie de l´ile  ) qui revendiquent le droit de travailler, L´ambiance est chaude.

      IL est temps pour nous de partir…

21 mars 2009

pict2083.jpgAhhhhhhhhhhh les tropiques!

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